Bitcoin vs Ethereum : quelles sont les différences ?

Bitcoin et Ethereum, frères ennemis ?

On entend souvent parler de ces deux technologies dans plusieurs articles proposés par la presse généraliste. Toutefois, même si Ethereum reprend le principe de la blockchain à son compte pour proposer un réceptacle susceptible d’accueillir une infinité de « smart contracts », il ne faut pas se méprendre : ces technologies sont très différentes.

 

Ethereum reprend le principe de la blockchain…

Ethereum utilise également ce concept d’un grand livre, disponible pour tous, sur lequel toutes les transactions effectuées depuis la genèse du système sont répertoriées.

Mais Ethereum va plus loin. Cette technologie permet aux développeurs de pouvoir programmer sous un langage spécialement conçu pour cette plateforme : Solidity. Il va être simple de pouvoir créer des « smart contracts », car les fondateurs d’Ethereum savent qu’ils doivent pouvoir s’adapter aux besoins des programmeurs afin qu’ils puissent créer leurs propres applications décentralisées. C’est dans ce sens qu’Ethereum ressemble à une plateforme participative, dans laquelle chacun est invité à apporter sa contribution.

Pour fonctionner, les applications conçues par les développeurs ont besoin d’ethers. Ceux-ci vont être « achetés » aux « mineurs », qui utilisent la puissance de leur ordinateur pour assurer la sécurité des transactions.

 

… mais propose d’aller plus loin que le Bitcoin

Tout d’abord, l’offre d’ether n’a pas de limite : il ne pourra par contre jamais y avoir plus de 21 millions de bitcoins en circulation. Il est prévu que le dernier bloc soit « miné » aux alentours de l’an 2140. Pour Ethereum, le nombre de jetons crées chaque année devrait tout juste remplacer le nombre de jetons détruits, c’est à dire perdus suite à une erreur d’attention ou bien suite à un décès.

Ensuite, la taille d’un bloc Ethereum n’est pas limitée, si ce n’est par une limite d' »essence ». A l’inverse, un bloc bitcoin ne peut excéder les 1 megaoctets, ce qui réduit considérablement le champ des possbililtés, et n’autorise la programmation de scripts que très basiques.

Alors qu’il faut 10 minutes pour « miner » un bloc sur la blockchain bitcoin, il ne faut que 14 secondes sur Ethereum. Ceci va permettre une mise à l’échelle plus simple car le volume de flux de données risque d’augmenter considérablement au cours des prochains mois, lorsque des versions stables des premières applications sous Ethereum seront proposées au public.

De multiples applications

Ethereum va permettre d’imaginer des applications décentralisées et des contrats intelligents, qui vont pouvoir fonctionner sans interruption, ni contrôle de la part d’une autorité tierce. Le langage de programmation Ethereum qui s’éxécute sur la blockchain permet de concevoir  de nombreuses applications.

Certains parlent d’une future ubérisation d’uber : en effet, il sera possible

Si vous comprenez l’anglais, je vous suggère cette très bonne vidéo qui traite des principales différences entre les deux « monnaies » :

Retrouvez plus d’informations sur le blog de la fondation Ethereum.

  • Updated juin 13, 2017

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